« Un sage de la Grèce antique »

Hello vous, J’adore l’histoire comme certains le savent. J’ai envie de partager avec vous un peu de culture historique 😉 J’apprends beaucoup en ce moment l’histoire « noire ». Aujourd’hui j’ai décidé de vous parler d’Ésope.

Pourquoi Ésope ? Car ça rappel l’enfance et je suis en plein dedans en ce moment les souvenirs d’enfance. Par enfance j’entends parler des fable de La Fontaine. Vous vous rappelez  ?  » Maître Corbeau, sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage…. »

Il y  a environ 2500 ans, un homme dit « le Boiteux » (aisopos en grec) vit entre Samos et Delphes. Il laisse 127 fables en prose que reprend en partie, au  17eme siècle, Jean de La Fontaine, fables que nous apprenons tous à l’école et dont les morales en vers surgissent encore dans les mémoires.

esope

Au temps de La Fontaine les fable d’Ésope avaient une grande importance dans l’enseignement : on étudiait Le Corbeau et le Renard, Le loup et l’Agneau, La Cigale et la Fourmi et bien d’autres.

Les fables d’Ésope étaient en prose et concises, La Fontaine les mit en vers. Le succès fut éclatant et suscita une foule d’œuvres s’en inspirant. esope-fable-le-corbeau-et-le-renard-768x384

 

Il y a deux versions de l’histoire grecques. L’une présente la culture grecque comme essentiellement européenne emblématique de la beauté blanche.

L’autre reconnue par les Grecs aux époques classiques, décrit le développement métissé de leur culture issue d’une colonisation réalisée autour de 1500 av. J.-C par les Egyptiens et les Phéniciens. Homère, Socrate, Hérodote et Platon : tous reconnaissent leur dette à la civilisation égyptienne, à l’origine de bon nombre de leurs propres mythes et coutumes d’après l’historien  Théophile Obenga.

 

Selon des études récentes, Esope aurait été un Nubien emmené comme esclave en Phrygie et ses fables s’inspiraient sans doute des contes de sa région.

Par l’observation permanente du maître qu’il ne quitte jamais des yeux et dont il apprend à connaître les points faibles. Esope trouve dans ses courts récits un biais pour transposer les travers de ses maîtres. Il subvertit ce qu’on lui impose pour préserver l’humanité qu’on lui refuse. Grâce à ses fables, il trouve sa dignité et se redresse. Elles contiennent des conseils de prudence, d’habilité, d’ingéniosité.

 

Si les témoignages de l’époque ne parlent peu du « nègre » Esope, en revanche ils insistent sur son épouvantable  laideur : « porc – singe », « marmitte à pieds », « cruche atteinte d’une tumeur », « amulette contre le mauvais œil », « erreur du jour ». Il est décrit comme bedonnant, la tête en pointe, le nez camus, les jambes arquées, les lèvres épaisses.

Résultat de recherche d'images pour "esope"Ce portrait horrible, avait pour effet de le grandir, de souligner le contraste entre son aspect extérieur et son esprit inventif et astucieux. S’il était monstrueux, c’était d’intelligence. Au cours de sa vie d’esclave, Ésope livre un combat incessant contre son maître Xanthos, dont le nom signifie « Blond ».

C’est donc l’histoire d’un « blond » constamment humilié par son esclave « noir »  que raconte la vie d’Esope.

La légende

Lorsque son maître meurt, il est libre. Il se met au service du « roi de Babylone » qui prend plaisir à ses énigmes et à ses historiettes. Il est pris par le virus du voyage et se rend à Delphes.

là bas, se laissant griser par son propre talent, et comme la grenouille dans ses fables, il enfle. Il renie ses origines et traite les habitants de Delphes de « fils d’esclaves ».

Irrités, ils décident de se débarrasser de lui et glissent une coupe sacrée dans ses bagages.

Sur la route pour Phocide, il est rattrapé et accusé de vol d’objet sacré. Il est condamné à être précipité du haut d’une roche. Peu de temps après sa mort une peste très violente ravagea la population. Les habitants demandèrent à l’oracle par quels moyens ils pourraient apaiser le courroux des dieux. L’oracle leur répondit qu’il n’y en avait point d’autre que d’expirer leur forfait et de satisfaire aux mânes d’Ésope…

Tous les enfants connaissent les fables de la Fontaine. Il serait bon que les professeurs expliquent le lien entre Ésope et La Fontaine, le Noir et le Blanc.

 

sources : Lilian Thuram, Mes étoiles noires : de Lucy à Barack Obama, Paris, Philippe Rey, 

5 commentaires sur “« Un sage de la Grèce antique »

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